[David Cooper] Psychiatrie et anti-psychiatrie
Publié par Bilel le 3 avril 2007
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L’écrivain : David Cooper
Né à Cape Town (Afrique du Sud). Études de médecine. De 1962 à 1966 a dirigé, à Londres, l’unité “expérimentale” pour schizophrènes appelée “Pavillon 21″ où, avec R.D. Laing et A. Esterson, il s’est attaché à développer une psychiatrie dont le projet contestataire est illustré par ce terme même d’anti-psychiatrie.
David Cooper sur Wikipédia : fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper
Le livre : Psychiatrie et anti-psychiatrie
Editions Seuil, février 1978
Collection : Points-Essais
187 pages
Traduit de l’anglais par Michel Braudeau
Extrait de la préface :
Ce que j’ai essayé de faire dans ce livre, c’est de regarder, dans son contexte humain réel, l’individu qu’on a étiqueté “schizophrène”, de rechercher comment cette étiquette lui a été donnée, par qui elle a été posée, et ce que cela signifie, à la fois pour celui qui l’a posée et pour celui qui l’a reçue.
Si l’on doit parler de violence en psychiatrie, c’est de la violence subtile et masquée que les autres, les “hommes normaux”, exercent sur ceux qu’on a baptisés fous. Dans la mesure où la psychiatrie représente les intérêts, ou les prétendus intérêts des hommes normaux, nous pouvons constater qu’en fait la violence en psychiatrie est au premier chef violence de la psychiatrie.

mandelkorn a dit
Dans le cadre procédurier, je vous fais part de ce qui relève du domaine psychiatrique pour moi et qui reste un objet de controverse, c’est une polémique qui est invoquée lors de mon service militaire effectué en France d’octobre 73 à mars 75, le domaine afflictif, qui ne se lit que pour lui-même a fait l’objet d’un procès intenté contre l’État français sur ses propres deniers. Mais l’État jouis d’un trop grand arsenal juridique, on ne peut lutter. Dans une perspective d’explications, je vous écris sur l’assise de cette procédure et sur la santé mentale puisque c’est celle ci qui a été invoqué durant mon temps effectif, j’ai constaté que l’Armée n’apporte aucune attention à la conjoncture, qu’elle signale que moi même je n’ai apporté rien de neuf. Pourtant, j’estime que quand ma logique professionnelle s’en est trouver bloquée, c’et du neuf que l’État ne prend pas en compte. On évalue mal par ailleurs la dangerosité des médicaments et les pratiques frontières d’une telle psychiatrie qui semblent se confiner à la fois à un monde carcéral et médical.
Ce qui est avancé durant mon service militaire ne peut même pas se dégager en un enjeux réfléchis ou conceptuels du monde sanitaire. Tous les commentaires sont de la fabrication psychiatrique. C’est pourquoi ce qui est rapporté n’a aucune exploitation judiciaire. Comment ces faits et procédures peuvent-ils faire autorité ? Je conteste cette politique psychiatrique qui s’implique dans des relations bizarres tournant autour de théories juridiques et psychiatriques de la personnalité, je conteste ce genre de procédés opératoires de réception et d’application effective de la justice.
De quel trouble mental veut-on parler, ceci cristallise bien un processus global, et inédit, on parle de lutter contre une forme de psychoticité, mes réponses sont circonstanciées aux affaires militaires et sanitaires. Ce que je rapporte tente, bon an mal an, de circonscrire le phénomène et les moyens pour remédier à toutes ces formes précises d’abus. Pour moi, ceci est bien au centre du dispositif, et c’est pour mieux en distinguer la dimension qui me semble hélas émaner de ma période, que je ne peux que montrer qu’il s’agit d’un réel parti pris ( je ne vois aucun phénomène qui puisse être lié à un trouble de la personnalité) de ma part et encore moins “psychiatrique” (passage à l’acte lié à un trouble psychiatrique).
· Ainsi, la loi ne semble pas se représenter ce qui pose problème : c’est à dire ma mise à part sans cause. Normalement on place quelqu’un qu’en “ultime recours” pour un problème de sûreté ” même si dans mon cas ce dit congé de convalescence n’est pas une privation de liberté. Depuis plus de trente ans, je me suis présenté devant une juridiction qui n’a jamais voulu évaluer autre chose que l’inexistence. Tandis que je tente de montrer l’imputabilité matérielle des faits et la réelle et effective hospitalisation d’office.. Au cœur de cette loi, le rôle psychiatrique est bien trop alléatoire pour avoir un sens commun. De même, la procédure visant explicitement à tenir compte de souffrances en famille ou d’autres problèmes dit professionnels ou privés reste dépassé….Etc….