[David Cooper] Psychiatrie et anti-psychiatrie

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L’écrivain : David Cooper
Né à Cape Town (Afrique du Sud). Études de médecine. De 1962 à 1966 a dirigé, à Londres, l’unité « expérimentale » pour schizophrènes appelée « Pavillon 21 » où, avec R.D. Laing et A. Esterson, il s’est attaché à développer une psychiatrie dont le projet contestataire est illustré par ce terme même d’anti-psychiatrie.

David Cooper sur Wikipédia : fr.wikipedia.org/wiki/David_Cooper

Psychiatrie et anti-psychiatrieLe livre : Psychiatrie et anti-psychiatrie
Editions Seuil, février 1978
Collection : Points-Essais
187 pages
Traduit de l’anglais par Michel Braudeau

Extrait de la préface :
Ce que j’ai essayé de faire dans ce livre, c’est de regarder, dans son contexte humain réel, l’individu qu’on a étiqueté « schizophrène », de rechercher comment cette étiquette lui a été donnée, par qui elle a été posée, et ce que cela signifie, à la fois pour celui qui l’a posée et pour celui qui l’a reçue.
Si l’on doit parler de violence en psychiatrie, c’est de la violence subtile et masquée que les autres, les « hommes normaux », exercent sur ceux qu’on a baptisés fous. Dans la mesure où la psychiatrie représente les intérêts, ou les prétendus intérêts des hommes normaux, nous pouvons constater qu’en fait la violence en psychiatrie est au premier chef violence de la psychiatrie.

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3 réflexions sur “[David Cooper] Psychiatrie et anti-psychiatrie

  1. Dans le cadre procédurier, je vous fais part de ce qui relève du domaine psychiatrique pour moi et qui reste un objet de controverse, c’est une polémique qui est invoquée lors de mon service militaire effectué en France d’octobre 73 à mars 75, le domaine afflictif, qui ne se lit que pour lui-même a fait l’objet d’un procès intenté contre l’État français sur ses propres deniers. Mais l’État jouis d’un trop grand arsenal juridique, on ne peut lutter. Dans une perspective d’explications, je vous écris sur l’assise de cette procédure et sur la santé mentale puisque c’est celle ci qui a été invoqué durant mon temps effectif, j’ai constaté que l’Armée n’apporte aucune attention à la conjoncture, qu’elle signale que moi même je n’ai apporté rien de neuf. Pourtant, j’estime que quand ma logique professionnelle s’en est trouver bloquée, c’et du neuf que l’État ne prend pas en compte. On évalue mal par ailleurs la dangerosité des médicaments et les pratiques frontières d’une telle psychiatrie qui semblent se confiner à la fois à un monde carcéral et médical.
    Ce qui est avancé durant mon service militaire ne peut même pas se dégager en un enjeux réfléchis ou conceptuels du monde sanitaire. Tous les commentaires sont de la fabrication psychiatrique. C’est pourquoi ce qui est rapporté n’a aucune exploitation judiciaire. Comment ces faits et procédures peuvent-ils faire autorité ? Je conteste cette politique psychiatrique qui s’implique dans des relations bizarres tournant autour de théories juridiques et psychiatriques de la personnalité, je conteste ce genre de procédés opératoires de réception et d’application effective de la justice.
    De quel trouble mental veut-on parler, ceci cristallise bien un processus global, et inédit, on parle de lutter contre une forme de psychoticité, mes réponses sont circonstanciées aux affaires militaires et sanitaires. Ce que je rapporte tente, bon an mal an, de circonscrire le phénomène et les moyens pour remédier à toutes ces formes précises d’abus. Pour moi, ceci est bien au centre du dispositif, et c’est pour mieux en distinguer la dimension qui me semble hélas émaner de ma période, que je ne peux que montrer qu’il s’agit d’un réel parti pris ( je ne vois aucun phénomène qui puisse être lié à un trouble de la personnalité) de ma part et encore moins « psychiatrique » (passage à l’acte lié à un trouble psychiatrique).
    · Ainsi, la loi ne semble pas se représenter ce qui pose problème : c’est à dire ma mise à part sans cause. Normalement on place quelqu’un qu’en « ultime recours » pour un problème de sûreté  » même si dans mon cas ce dit congé de convalescence n’est pas une privation de liberté. Depuis plus de trente ans, je me suis présenté devant une juridiction qui n’a jamais voulu évaluer autre chose que l’inexistence. Tandis que je tente de montrer l’imputabilité matérielle des faits et la réelle et effective hospitalisation d’office.. Au cœur de cette loi, le rôle psychiatrique est bien trop alléatoire pour avoir un sens commun. De même, la procédure visant explicitement à tenir compte de souffrances en famille ou d’autres problèmes dit professionnels ou privés reste dépassé….Etc….

    • Chers amis,
      Je ne sais pas si vous êtes d’accord, mais je ne vois pas pour ce qui me concerne de critères qui me distinguerait d’une personnalité normale vis à vis d’une pathologique . Cette réflexion fait suite à mon livre « ESSAIS » de moi même disponible en librairie et sur internet. Il s’agit du vécu lors de mon armée et du procès intenté à l’État..
      Le concept de personnalité est une donnée récente.
      Ce serait à propos de la psychologie pathologique que le problème du normal et du pathologique s’avèrerait le plus patent mais la Cour n’en tient pas compte.
      Je ne pense pas non plus que la notion de personnalité pathologique viendrait combler un vide qui me concernerait : névroses et psychoses…. D’une manière nuancée les personnalités pathologiques se distinguent surtout non pas par des symptômes (névrotique ou psychotique) mais par des troubles de caractère, de conduite et de comportement. Ces troubles émergeant notamment lorsque le sujet est mis dans une situation de frustration ou de conflit (…). Cela ne me concerne guère.
      Dans toute personnalité, les psychiatres déterminent ce qui relève d’une structure de base stable et définitive ou d’un simple aménagement encore mobile et malléable ; ils arrivent ainsi à définir les notions de normalité, d’immaturité affective et de maladie, de façon beaucoup plus féconde. J’ai passé en revue les différents modèles de structuration de la personnalité, tant d’un point de vue psychologique ainsi que sous l’angle de l’évolution, mais toujours en me référant à la théorie. Le caractère est défini, à partir de chaque structure de base de la personnalité, comme l’expression relationnelle et psychologique de cette structure : celle-ci demeure en état de «normalité», c’est-à-dire d’adaptation aux réalités internes et externes (ce qui ne veut pas dire seulement soumission). Les symptômes sont vus au contraire comme les manifestations relationnelles émanant d’une structure de base en état de décompensation. Autrement dit, la structure de base spécifique qu’on m’a attribué, par exemple, peut en état «normal» donner naissance à un caractère tout autant spécifique En état de décompensation, par exemple ceci concernerait des symptômes particuliers (signes d’une maladie). La pathologie caractérielle est traitée de façon séparée et originale : Tous les praticiens distinguent les «névroses» de caractère, les «psychoses» de caractère et les «perversités» de caractère. Il est à noter pour ce qui concerne mon dossier qu’il n’y aura aucune nouvelle conception de la notion de «maladie» qui sera proposée. Je parle de la synthèse des recherches qui ont valu aux hypothèses qui ont été évoqué et qui ont eu peu d’échos et échanges. Je me fonde sur l’idée qu’il n’y a pas eu non plus d’états limites, à la dépression, à la toxicomanie ou à la notion de violence fondamentale, rien ne me concerne donc. Une trace dans l’histoire de ma procédure : L’approche en terme de structure a finalement mis le caractère « psys » dans l’oubli. C’est pourquoi, je ne m’étends pas
      Concernant la psychose, on a évoqué durant mon temps d’armée une bouffé délirante, qui est une psychose aiguë et non chronique. L’étude clinique qui est longue indique un délire qui serait apparu de façon soudaine, d’emblée constitué. Les hallucinations et les troubles du comportement auraient été là dès le début.
      De plus, c’est un délire ayant pour thèmes la persécution, la grandeur, la toute-puissance psychotique, la filiation mégalo-maniaque, la dépersonnalisation, une transformation somatique… etc. Le mécanisme est à base d’hallucination auditive, ou psychosensorielle… avec automatisme mental. Le sujet aura tendance à interpréter. J’ai été mis sous traitement neuroleptique, la bouffée délirante aurait évolué généralement très rapidement pour se stopper en quelques jours, bien que parfois plusieurs mois soient normalement nécessaires pour en sortir complètement. L’évolution aurait pu se faire sous la forme de nouvelles bouffées délirantes aiguës par la suite. Cela aurait aussi pu aller vers une chronicité, vers la schizophrénie. En cas de systématisation du thème, ou de grande durée de la crise les praticiens disent toujours craindre une entrée dans la schizophrénie. Il me semble normal de souligner que quand on est hospitalisé de façon abusive on verse encore plus vers la culpabilité, sans avoir eu de prédominance dépressive, on se sent indigné, on devient mélancolique. On devient désorienté, il y a un passage de non-reconnaissance de l’entourage. J’ai remarqué aussi une perplexité anxieuse : ces confusions ont eu à mon sens des origines médicamenteuses. A l’épreuve du traitement, on est obligatoirement prostré et hébété. Après l’armée j’ai eu un traitement au long cours à visée anxiolytique et sédative (Haldol ). Et comme je le vous l’ai déjà dit, j’ai à des fins strictement informatives, demandé l’avis de mon médecin ainsi qu’à d’autres professionnels qualifiés pour cette question L’information qui m’est apparu à travers le diagnostic ou le traitement médical d’autres professionnels tendait surtout à me faire oublier cette triste expérience.
      La question de l’existence d’un lien entre un traumatisme et le déclenchement d’une psychose chronique a été vu par un expert, son rapport m’a paru particulièrement complexe, controversé et peu connu. Il a étudié rétrospectivement mon cas à partir du dossier médical et juridique et a confirmé les taux existants. Le fait de n’avoir jamais présenté aucun antécédent psychiatrique durant ma petite enfance peut constituer la preuve que les dites séquelles d’épisodes psychotiques aiguës n’existaient pas. On ne pouvait se référer à un état antérieur au sens documentaire de ce qui m’avait été indiqué dès l’hospitalisation. C’est bien la mise à part qui a été vécu comme une véritable fracture de vie, séparant l’avant de l’après.
      Mon état ne m’a jamais empêché de travailler, je suis actuellement fonctionnaire depuis de nombreuse année, j’ai toujours eu de vrais salaires. J’ai lu dans des sites que la dépression chronique est reconnue comme maladie et que les personnes atteintes par cette maladie peuvent bénéficier d’une pension d’invalidité. De basculer mon état vers une pension ne serai pas plus avantageux car je sais pertinemment que je peux travailler, j’ai participé à des réunions d’école lorsque j’ai travaillé avant dans l’animation et le sport (environ 13 ans), je ne me sens pas mal, je ne fais pas de crises de panique.
      Je suis pourtant reconnu comme travailleur handicapé mais cela ne change rien.
      De plus en plus de gens s’accordent à dire que la psychiatrie publique va mal, bien que l’on voit de plus en plus de « psys » à la télévision, pour expliquer, justifier, voire cautionner, tel ou tel aspect de l’actualité…
      Il aurait été plus intéressant de se confronter aux anciens savoirs pour les inscrire dans une continuité qui assume l’histoire contradictoire de la psychiatrie plutôt que de se livrer à une véritable œuvre révisionniste, négationniste même, d’invalidation de la transmission des connaissances venues d’un passé encore si proche.

      . Dans ces conditions, il faut insister sur l’aspect totalitaire de telles transformations lorsqu’en l’absence de toute critique non censurée, on assiste à la destruction du lien de filiation historique de la psychiatrie institutionnelle. Une destruction qui s’en prend avant tout, aux outils fondés sur l’affiliation sociale, et sur les thérapies de l’altérité.

      L’indépendance professionnelle n’est pas de mise, les professionnels de santé militaire ont largement dépendu pour leurs conditions d’exercice des autorités locales, y compris médicales, ils devaient se plier aux exigences et priorités des différentes politiques sanitaires de l’armée même au dépend des besoins réels des populations. Se plier tout en mettant en jeu, devant les tribunaux, leur responsabilité professionnelle que les pouvoirs locaux n’assumeront pas. Quelles ont été dans ce cadre les priorités sanitaires et les moyens alloués à ces priorités?

      Que la psychiatrie publique veuille répondre à toutes les demandes pourquoi pas, mais elle doit donner ses réponses dans les limites de ses capacités réelles. Dans un contexte de pénurie des moyens, le risque est de faire des choix au dépend des plus démunis: les gens fragiles, ceux et celles pour qui les soins sont indispensables à une existence harmonieuse, mais qui n’ont jamais la parole. Il faut donc une certaine volonté de la part des équipes soignantes pour refuser d’abandonner la prise en charge prioritaire des patients les plus lourds, même si cette priorité relègue sur les listes d’attente, en dehors des situations urgentes, les patients non handicapés..

      D’autre part, il faut résister à la tentation d’accepter que la psychiatrie soit missionnée au-delà du soin, vers une participation au contrôle social, à la « normalisation » des comportements. Ainsi, la juste colère, la revendication individuelle face à des injustices patentes peut dans notre société être interprétée comme des symptômes rendant nécessaire des internements ou d’autres mesures d’ordre médico-sociales.. Il faut donc être très vigilant, aujourd’hui, dans l’observation de la frontière redevenue floue entre ce qui relève du « normal » et du pathologique.

      La modification des présentations cliniques, compte tenu des facultés d’adaptations apparentes, ne doit pas nous faire rater la prise en charge d’une personne en grande souffrance narcissique, mais ne doit pas faire psychiatriser abusivement une autre personne sur la base de critères de normalisation sociale.

      Ainsi, le risque d’internement abusif est de retour. Mais dans quelle mesure ?

      C’est un constat, le nombre d’internements, par rapport aux hospitalisations libres, est en hausse. Ces internements sont-ils tous abusifs au moment où ils ont lieu ? Force est de constater que l’augmentation de la demande de soin et l’incapacité d’y répondre, par diminution des moyens de soin dans des délais décents, amène nombre de personnes pour lesquelles les hospitalisations auraient pu être évitées, ou être obtenues avec leurs consentements, sur leurs demandes, à se retrouver dans un état suffisamment aggravé pour qu’ils ne soient plus en mesure de décider quoique ce soit.

      Ces internements sont abusifs dans le sens où ce serait la non intervention à temps qui aurait précipité l’internement. L’idée serait que plus un patient est vu tardivement, plus un drame irrémédiable aura pu se produire. C’était la position de l’hôpital psychiatrique des Armées de DIJON. Le major parlait d’un risque psychotique, un autre d’un état qui ne datait pas hier, faisant référence à ma petite enfance où siègeraient des séquelles d’épisodes psychotiques aiguës ce qui s’est révélé inexact, j’ai lu ensuite « autorité mal marquée ou trop forte de mon père, mère envahissante ».. Alors que c’est bien à mes parents, que j’avais appelé au téléphone et qui m’ont rejoins sur place, qu’on confia le soin de me faire suivre une fois libéré des obligations militaires.

      C’est surtout moi, qui ait marqué une tolérance limitée vis à vis de certains « écarts de conduites», c’est bien moi sur ce que j’ai vécu à l’armée, qui n’a jamais bu d’alcool ; je ne pense pas que le recours à l’internement, celui qui a été utilisé, et, en prime, le refus de la part de cette institution de stabiliser ce que j’ai vécu sur place fut normal.

      J’ai été éconduit et j’estime que mon cas n’était en aucun cas du ressort d’une solution hospitalière. Les médecins et les équipes ont donc, contre leur avis professionnel, été contraint par une autorité supérieure de garder hospitalisées des personnes qui ne relèvent pas de soins en service psychiatrique. Lorsqu’il s’agit de gens agressifs d’un point de vue non psychiatrique, il arrive qu’ils se comportent comme de vrais prédateurs vis à vis des patients hospitalisés les plus fragiles. Tout cela accroît la tension dans les services et n’arrange en rien la qualité des soins. Si cette tendance observée était en augmentation, c’est l’indépendance professionnelle des médecins qui serait remise en question et l’on voit, dés lors, que la psychiatrie serait utilisés au dépend de ceux et celles qui en ont vraiment besoin, comme auxiliaire du maintien de l’ordre, comme outil du contrôle social.

      Il y à craindre que la décentralisation évoquée plus haut soit le creuset de tels abus qui signerait la mort de la psychiatrie. Des associations de citoyens, voire d’anciens « patients malgré eux », militent à juste titre contre les internements abusifs, mais certains considèrent que tout internement est abusif.

      Le problème, est qu’en rendant impossible toute hospitalisation sans consentement, on risque de se situer dans des situations de non-assistance à personnes en danger dont l’issue pourrait s’avérer dramatique et irrémédiablement fatale. Ce qui serait dommage, puisque, selon les situations, quelques jours à quelques semaines, voire quelques mois, avec suivi, peuvent permettre à des gens très malades à un moment donné de se remettre sanitairement complètement, alors que l’absence de soin risque de leur être fatal, voir de retentir sur les autres. Le seul point de départ possible de l’amélioration aura été hospitalisation prise sans un consentement impossible à donner à ce moment là. Il y a donc aussi dans le refus de toute pratique d’hospitalisation sans consentement, un vrai mépris des situations de ces personnes qui ont besoin de soins urgents et qui ne peuvent à ce moment donner leur avis du fait même de leur pathologie. Est-ce cela la liberté ?

      Évidement, nous le savons, selon les qualités différentes des prises en charge et d’accueil selon les services, certaines personnes auront eu, à juste titre, une impression fort négative de l’accueil et de la dignité. Le risque étant alors d’extrapoler et de s’imaginer que c’est le cas de tous les services, sur tous les secteurs, ce qui est loin d’être vrai. L’étude de cette question mérite donc de tenir compte de la disparité des secteurs d’un point de vue institutionnelle. De ce côté, je ne peux me plaindre si ce n’est vis à vis de ces errements sanitaires car il faut bien appeler les choses par leurs noms.

      En cas de violences ou d’agressivité, ce que je relate à l’active, il faut tout de même prendre conscience que lorsqu’un patient schizophrène est agressif, c’est qu’il est dans une situation vécue par lui comme défensive face à un monde où sa perception amplifie les réactions les plus anodines des autres, car c’est ce qu’il ressent. Les autres le voient comme agressif, alors qu’il se défend. Cette agressivité là est le symptôme d’une fragilisation intérieure intense qui est dangereuse mais très accessible aux soins. Sans avoir à prendre de mesures nouvelles ou plus intenses, la psychiatrie de l’armée est depuis longtemps capable, à condition que ses moyens n’aient pas été bradés, de soigner et d’aider ce patient à se sentir rassuré, et donc de ne plus avoir à se défendre d’une façon agressive et inadaptée. Ceux qui ont eu une telle attitude n’ont pourtant pas, à ma connaissance, été soigné.

      Cependant, la Cour malgré la gravité du sujet, ne donne lieu à aucune couverture à la hauteur du problème. Comme lorsqu’il s’agit d’étouffer un cri ! Ce n’est donc pas un sujet intéressant, lorsque le problème institutionnel est posé en terme de volonté politique manquante voire d’inconscient politique…

      Une telle accumulation d’erreurs et de non-sens est suspecte et ne peut s’expliquer seulement par la complexité de l’organisation administrative, il y a une volonté fort bien agie de tourner ce qu’il reste vers une soumission à des missions ordonnées qui ne sont pas les siennes.

      Les pouvoirs dominants veulent faire rentrer la psychiatrie dans le dispositif du contrôle social et de la répression et non plus dans celui de sa capacité soignante. Les tutelles inattaquables au service de L’État et des intérêts invisibles, ont le pouvoir en ce domaine. Le pouvoir de supprimer, de bloquer, de compliquer, mais aucune responsabilité – légale – en ce qui concerne les conséquences.

      Les responsabilités juridiques seront portées par des soignants dépossédés de tout pouvoir. Il semble difficiles dés lors de cogérer le système sans que la situation ne s’aggrave encore plus et sans que cette fois à juste titre les soignants cogestionnaires n’en portent la co-responsabilité.

      Si nous voulons rester dans une perspective de soins, une rupture est inévitable sinon souhaitable. Rupture au cœur de l’appareil de cogestion paritaire qui réunit ceux qui exécutent le pouvoir sans porter aucune responsabilité (et là est leur vraie culpabilité) et ceux qui portent toutes les responsabilités sans aucun autre pouvoir que de cogérer un système qui les engloutit d’années en années!

      Il est donc important que les professionnels de santé sachent se retrouver collectivement afin d’élaborer autour des limites du possible de leurs interventions sanitaires, à la lumière des évolutions cliniques contemporaines. Ce qui est du ressort des soins et qui ne l’est pas, ce qui rend les soins nécessaires et indispensables.

      Je me suis vu avec tant de perte en matière de moyens, véritable gaspillage des acquis du passé. Et c’est pour cela aujourd’hui que tout semble échapper à la Cour sans que je parvienne à opposer un discours. Il s’est s’agit pour moi de lieux d’exclusion dans l’enfermement.

      Évidement la souffrance psychique, celle qui est non soignée peut faire apparaître des désordres graves sur la voie publique, et parfois médiatiquement spectaculaires, mais suffisamment minoritaires du point de vue statistique pour justifier la nécessité d’un investissement public à la hauteur. Sans doute le prix sacrificiel que le système préfère faire payer aux autres, car moins coûteux du point de vue de la logique marchande actuelle, même s’il y a des victimes innocentes et étrangères au processus morbide d’un individu en souffrance exclu lui-même de la possibilité des soins.
      « L’espace « libre » devient un enfer, un espace d’exclusion et d’anéantissement dont on ne peut s’échapper qu’à condition de retrouver les attributs minimaux permettant d’y circuler.
      En gros la Cour énonce « qu’aucun manquement ne peut être imputé à l’État français, auquel il appartenait uniquement de s’assurer de la non recevabilité à plusieurs titres de mon appel
      Peut-on formuler ma requête comme un éventuel recours pour aggravation, non pas, il me semble, il faut se trouver dans ce genre de cas pour aller dans ce sens : Ce serait plutôt être en mesure de prouver que l’auteur de l’acte attaqué reste l’Etat, pour le concept de m’avoir dirigé grossièrement vers la psychiatrie, en tout cas en congé de convalescence, sans que le besoin le suscite vers un service, puis un autre sans trop savoir, en démarrant ensuite un dévolu familial, après m’avoir garder sous les drapeaux cinq mois supplémentaires. L’armée avait-elle le pouvoir de prendre seule cette décision, il ne s’agit pas d’incompétence mais plutôt, d’une attribution de soins que je n’attendais vraiment pas, je suis à l’heure actuelle bien face à des informations qui s’avèrent déboucher sur l’inexistence de réelles afflictions, c’est en gros ce qui s’est révélé post-dates dans un cadre hospitalier civil où par sécurité je me suis dirigé.
      Montrer qu’une irrégularité a été commise lors du processus de décision, à savoir ne pas tenir compte des propos fallacieux de mon adjudant (déjà plaidé), les remontrances de quelques petits grades (brigadiers) (déjà plaidé), une pression trop forte (déjà signalé par un neurologue). Il doit s’agir d’une très forte influence de la part militaire pour résister à tout ça, un tout qui ne trouve pas son pendant dans le civil, c’est-à-dire qu’on me prive d’administrer la preuve parce que l’on parle de convalescence. Ceci a eu pour effet de modifier considérablement le sens de ma trajectoire vis à vis de la décision prise (épiphénomènes), un choc, un obstacle, un renoncement. Tel est le cas, par exemple, si l’Administration a omis de consulter pour avis telle ou telle hiérarchie alors que la loi l’y contraint. Exposer que l’autorité administrative a usé de ses pouvoirs dans un autre but que celui pour lequel ils lui ont été conférés semble impossible. Encore qu’elle ne sanctionne pas les violations du droit du patient puisque le côté sanitaire se dit compétent, et qui ne remet pas en cause le détournement d’un pouvoir qui s’est avéré abusif dès la caserne.. Cette pratique méconnaît, par exemple, ce qui est normalement et à juste titre pratiqué de façon professionnelle par des psychiatres conscients des troubles évoqués) : (je dormais normalement et j’ai été mis sous somnifères, un psychiatre qui avait participé à l’élaboration de ce genre d’anxiolytiques a dit à mon père, que je n’en avais absolument pas besoin, le premier psychiatre civil que j’ai contacté a porté plainte en mon nom. Il ne faut pas oublier que j’étais en pleine étude, que ces années m’engageaient pour la vie. Depuis, l’administration a usé de ses pouvoirs pour voir si je pouvais bénéficier d’une pension. D’une part, mon handicap me semble aussi faible que faux, d’autres part, la Cour rejette comme manifestement mal fondées mes requêtes. Dans toutes les autres situations, on ne peut pas solliciter sa décision comme litigieuse mais simplement demander au tribunal de modifier son contenu. La décision de non-recevabilité a été motivée, de toute façon je ne vois pas comment elle pouvait être motiver autrement puisque j’ai indiqué dans mon appel que j’étais bien conscient de mon retard ! De toutes façons, le juge n’a jamais estimé que l’action subite relevait d’une quelconque bévue de la responsabilité de la caserne ou de l’hôpital, ou encore de l’Armée.…). Pourtant contrairement à ce qui a été écrit à titre documentaire, il n’y a pas d’antécédents.
      Cette demande présentée sous forme de requête par le défendeur qu’est l’État et visant le rejet de l’action intentée contre lui. Par exemple, l’État/défendeur soutient que l’action du demandeur (moi-même) est irrecevable parce que, même si les faits que j’allègue sont vrais, le demandeur (moi-même) a trop tardé à intenter son action et ses droits se sont éteints. Ce moyen réussit, l’action est rejetée par le tribunal : c’est donc la fin du litige. Je n’ai eu à travers ces retards qu’un long silence de la part de l’Administration

  2. Au vu de la situation familiale, je n’avais pas d’autre choix que de contester les traitements médicamentaux, mon père continuait l’estimation et les commentaires de la fin de ma période sanitaire, ou pour la première fois on me donna des neuroleptiques et des somnifères, bien que je supporte chaleureusement mes parents, je donnai des preuves de l’inutilité, affirmait que je dormais sans peine, pris parti pour un professeur qui avait indiqué ne voire aucune nécesité à poursuivre mon traitement en famille

    Mon père s’était mouillé, il voulait que je sois pensionné, je n’avais pas d’autre choix.que de l’écouter à ce sujet
    D’évoquer le bloquage du à ma période sanitaire , ce charlatanisme et la médecine de masse

    […]
    On porta plainte en mon nom devant le Tribunal d’instance, le premier psychiatre siégea à huit clos, je fus débouté, fit appel devant le Tribunal de grande instance qui décalla le compte rendu, je n’eu aucun attendu
    Donc je n’ai pas d’autre choix que de dire que je comptais vivre et métablir en Israel, en substance en un kibboutz, avant de me décider à vraiment émigrer, puis je revins en France pour enterrer mon oncle, le frère de ma mère qui m’avait réclamé
    Ce serait une erreur de ma part de relancer le débat contradictoire avec un jury interministérielle qui a cru bon de relancer ma plainte, cette affaire fut durant longtemps, l’objet de nouveaux appels
    […]

    Je suis heureux d’utiliser mes points pour cela parce que de toute manière, je n’ai pas d’autre choix.

    Au vu des éléments de preuve devant moi, je n’ai pas d’autre choix que de conclure que
    ce qui fut réclamer et plaidé tourna autour de l’abus de ces personnes durant l’armée et même sur mes parents, pour lesquels on évoqua un délit de relation, délit réputé sensitif, pour insistance, et autorité mal imprégné à mon égard, j’ai reçu plusieurs demandes parentales, force hospitalisations post-duré militaire

    […]
    malgré tout mon respect pour le travail réalisé par les praticiens hospitaliers je n’ai pas d’autre choix que de dire que cette proposition de perspectives financières est impossible, le greffe use d’un arsenal ministériel, il n’a pas d’argent pour ce type de plainte, quant à l’affaire la Cour rend tout non imputable, irrecevable et très en deça d’un minimum indemnisable
    […]

    Évidemment, vu les deuils qui suivire je n’ai pas d’autre choix que de rester en France

    Je n’ai pas d’autre choix que de vous dire que je ne peux pas pour l’instant
    continuer ma plainte, j’en avais encore la possibilité , maisde telles réserves me mettent mal à l’aise
    […]

    Le plus souvent la personne répondra: «Je veux un traitement, et si je n’ai pas d’autres choix, j’utiliserai le chantage, car je veux « mon confort d’esprit »

    À cause de cette contribution,, nous sommes plein à pouvoir se passer de ces médicaments de confort dont le sujet n’était pas celui que l’on a annoncé avant, je n’ai pas d’autre choix que de donner la parole à tous ceux qui ont demandéde s’exprimer sur ce sujet.en psy je n’ai pas d’autre choix que de passer
    au point suivant , le travail, les loisirs, la vie

    Je n’ai pas d’autre choix que d’appuyer la procédure, car il y a des différences considérables entre les traductions.QUI PEUVENT EN ËTRE FAITES SUR LE MODE THEORIQUE ET LA PRATIQUE

    […]
    du Règlement MILITAIRE ET SANITAIRE je n’ai pas d’autre choix que de ne plus parrainer
    le projet de résolution qui les occupe sur le plan sanitaire, et sur la totalité durée légale accompli en temps de paix

    […]

    Cependant, malheureusement, je n’ai pas d’autre choix que de parler avec franchise
    et je le fais avec calme et objectivité,
    […]

    Je n’avais pas d’autre choix que de créer
    quelques éléments de décors spécialement conçus pour un épiphénomène de ma trajectoire de vie.

    Je n’ai pas d’autre choix, nous aurions bien besoin de deux fois plus de temps de parole pour répondre comme il se doit aux excellentes interventions des orateurs qui se sont exprimés jusqu’ici, et c’est pourquoi je n’ai pas d’autre choix que celui de la concision.
    t
    […]
    , mais je peux abandonner
    complètement ni l’un ni l’autre, alors je n’ai pas d’autre choix que de travailler dur le sujet à part.

    Mais je n’avais pas d’autre choix ; je vivais là parce que je n’avais pas d’autre endroit
    où aller., c’était la vie de caserne avec ceux qui avaient un problème avec l’alcool, voir la petite violence

    Je n’ai pas d’autre choix

    Je n’ai donc pas d’autre choix, pas plus que les officiers supérurs ,parti d’ailleurs, que de voter contre le projet de loi.qui fait de plusieurs générations surgir ce genre d’obstacles
    www2.parl.gc.canationaux

    un milieu où je n’avais pas vraiment d’autre choix que de ne rien comprendre ni apprendre

    et je n’ai pas eu d’autres choix que d’élargir le débat
    pour éviter de m’y soustraire

    Je n’avais pas vraiment d’autre choix, car ma mère et mon père ne pouvaient plus s’occuper de moi.

    Selon les faits pertinents resteront clairs à
    cette cause, je dois conclure que l’Administration n’avait pas d’autre choix que de refuser
    la réclamation.

    Je suis personnellement convaincu que la Commission ministérielle n’aura pas d’autre choix que d’ouvrir une procédure d’infraction à son niveau et en interne sans m’informer
    […]
    aedh.eu

    […]
    que je reste une personne ayant aucune
    déficience en rapport, et c’est moi qui ai fait des choix et non pas quelqu’un d’autre qui pourrait
    avoir cru faire la bonne chose.à ma place

    Je voudrais donner une autre réponse, mais je n’ai pas le choix.

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